Ils nous collent à la peau, Ils nous donnent des ordres, ils nous contrôlent.
Ils nous transforment en pantins, en robots. Ils nous dictent chaque faits et gestes.
Les stéréotypes sont d’une violence affolante.
Si elle ne couche pas ce soir, c’est un glaçon, une prude, une asexuée, une catho, une sainte ni-touche, une gamine, une vierge.
Si elle couche dès ce soir, c’est une dévergondée, une salope, une allumeuse, une débauchée, une pute, une chaudasse.
Si il couche dès ce soir, c’est un chien, un connard, un chaud lapin. Mais pourtant, si il couche dès ce soir c’est aussi un beau gosse, un vrai homme, ou juste un mec normal, tout simplement.
Si il ne couche pas, il est bizarre, il a sûrement un problème, il est sûrement gay, ou bien il est peut être fidèle ? Ce serait une première. Un mec ça veut toujours coucher pourtant non ?
Elle, elle a besoin de douceur, de romantisme, de tendresse, de caresses, de lenteur.
Elle, il ne faut pas la brusquer, parce qu’elle est fragile et trop sensible, il faut la protéger, la rassurer.
Elle, elle veut forcément d’un couple, parce qu’elle a besoin de stabilité, de confort.
Elle est pure, elle ne voit pas d’intérêt à aller coucher avec n’importe qui.
Elle n’aime pas le sexe pour le sexe, comparé à lui. Pour elle, le sexe doit rimer avec affection et sentiments.
Lui, il est fort, virile, et il n’aime que le sexe, pas les caresses.
Lui, il ne pleure pas, parce qu’il est moins émotif qu’elle.
Lui, il a forcément moins de sentiments, moins d’émotions, et s’il en a, il sait les cacher, ça fait partie de ses capacités humaines. Lui, comparé à elle, il sait se contrôler, garder la tête froide, rester impassible.
La sexualité de chacun ne doit plus être un motif de jugement. La sexualité n’est pas quelque chose qui peut être codifiée, contrôlée, elle est libre par essence. Elle ne rentre dans aucun cadre, elle n’est pas binaire, il n’en existe pas de bonne ou de mauvaise, elle ne peut disposer d’aucune étiquette. Cessons de contrôler l’incontrôlable, de juger ce qui n’a pas à être jugé. Cessons d’imposer des normes de comportement sexuels aux hommes et aux femmes. Cessons de définir les individus à travers leur sexualité. Arrêtons de s’insulter, de se donner des réputations, de s’envier, de se maltraiter, de se torturer, de se faire pleurer, de se faire souffrir.
La sexualité doit être libérée, décomplexée, déconstruite, déstérétotypée. Il n’existe pas de sexualité féminine, ni de sexualité masculine, il y a un nombre incalculable de sexualités. La sexualité n’existe pas. Les sexualités, elles, existent. Respectons les envies, les désirs, les pratiques, les comportements, les personnalités de chacun.
Les sexualités sont multiples mais elles sont aussi intimes et singulières, il n’en existe pas deux pareilles. Chacun devrait la vivre comme il l’entend, sans peur du jugement d’autrui.
Alors faisons en sorte que cela soit possible. Soyons plus tolérants.
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